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Le développement durable

17 Septembre 2013 , Rédigé par GUEDON Jean - Jacques Publié dans #Hist-Géo Seconde

Introduction

Doc. 1 p. 22 : quelle est la définition du développement durable ?

La définition classique du développement durable est tirée du rapport Brundtland (1987) : " un développement qui répond aux besoins des générations actuelles sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ".

Enjeu est double :

- dans l'espace : chaque habitant de la Terre a le même droit aux ressources de la Terre ;

- dans le temps : nous avons le droit d'utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d'en assurer la pérennité pour les générations à venir (= responsabilité).

Le développement durable vise principalement trois objectifs :

  • maintenir l’intégrité de l’environnement, c’est-à-dire le protéger, préserver les ressources ;
  • améliorer l’équité sociale, c’est-à-dire partager mieux la richesse, les ressources ;
  • améliorer l’efficacité économique.

I – Les préoccupations environnementales

  • Un constat : l’intégrité de l’environnement est menacée

Quelles menaces ces documents laissent-ils apparaître ?

1) Le dérèglement climatique : réchauffement climatique

2) L’épuisement des ressources : hydrocarbures, métaux, eau

3) diversité biologique est menacée : espèces animales et végétales en voie de disparition ; milieux « naturels » pollués, transformés par activités humaines (forêts primaires, océans …)

- La prise en compte des défis environnementaux

Par l’opinion publique, notamment par l’intermédiaire des associations, des ONG = organisations indépendantes financièrement et politiquement des Etats et des institutions internationales = Greenpeace (fondée en 1971, internationale depuis 1979, 3 M donateurs dans le monde) ; WWF (fond mondial pour la nature, créé en 1961 ; 5 M d’adhérents)

Par les Etats et les organisations internationales

Doc. 2 p. 32 : quelles furent les principales étapes de cette prise de conscience ?

Par la prise de conscience par les Nations Unies dans les années 70-80 avec le Programme des NU pour l’environnement (PNUE)

Avec l’organisation des Sommets de la terre : 1er = la conférence de RIO de 1992

En 1997 : le sommet de Kyoto propose la réduction des émissions de CO2 jugées responsables du réchauffement climatique ; réunions régulières des Etats jusqu’en 2012 avec le sommet de RIO + 20

  • Objectifs et résultats

Doc. 1 p. 35 : quels sont les objectifs des grands principes de la déclaration de Rio ?

D’abord la notion des responsabilité de l’être humain dans la destruction de la nature et de l’environnement ; la responsabilité de ceux qui utilisent le plus les ressources et dégradent le plus l’environnement, ils devront payer les dégradations et modifier leur mode de vie quel qu’en soit le coût ; la communauté internationale et les ONG ont le droit d’intervenir dans les affaires d’un Etat pour prévenir une catastrophe, protéger l’environnement et les hommes (droit d’ingérence) ; un nouveau produit, une découverte scientifique ne peuvent être adoptés tant qu’ils n’ont pas été considérés comme non-dangereux pour l’homme et la nature (principe de précaution).

Quels sont les résultats des décisions prises ?

Bilan semble mitigé : dessins de Plantu = peu de convictions des Etats, notamment des E-U « nous ferons le moins possible » ; échec de la conférence de Copenhague en 2009. Pourquoi ? les émissions de CO2 ont continué à croître, peu d’Etats ont diminué leurs émissions, beaucoup ont doublé ou plus leurs émissions = pays émergents, pays pétroliers, la Chine est devenue le plus gros émetteurs. Texte 1 p.32 : peu d’Etats veulent adopter des mesures qui entraveraient leur croissance économique et avec la crise économique mondiale, les préoccupations environnementales sont devenues secondaires. Seule l’UE semble avoir fait un effort !

II – Les préoccupations sociales

  • Un constat : la croissance démographique

Plus de 7 MM d’êtres humains vivent sur terre.

Carte : plus d’1 sur 2 vit en Asie du S et de l’E, La Chine, l’Inde, les E-U, l’Indonésie, le Brésil, le Pakistan sont les Etats les plus peuplés de la planète.

Croissance démographique encore importante plus de 1% / an soit plus de 70M de pers./an

Carte 5 p. 286

Planisphère qui utilise des figurés de couleur (surface) pour représenter le taux d’Accroissement Naturel des Etats du monde (TAN = TN-TM).

La croissance est très forte (>2%) en Afrique intertropicale et dans quelques Etats du Moyen Orient.

La croissance est forte (>1%) dans les Etats d’Amérique centrale, du N de l’Afrique, en Asie centrale et du S.

La croissance est faible (<0.5) au Canada, en Europe occidentale et en Chine, voire négative en Europe orientale et Russie.

Crainte d’un accroissement important de la population pour le XXIe s. qui provoquerait des situations de surpeuplement dans de nombreuses régions du monde (nombre d’habitants trop élevé par rapport aux ressources du territoire et à la richesse produite)

Estimations : même si l’accroissement annuel de la population diminue, le nombre d’hab. devrait atteindre 9-10MM d’hab en 2100

  • Un constat : un monde inégalement développé

La richesse = abondance monétaire, quantité de biens et de services produits

Développement : accroissement de la richesse produite s’accompagne d’un partage équitable de celle-ci, d’une élévation du niveau de vie de la population et de transformations sociales.

L’IDH : est un indice statistique, créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990 pour évaluer le niveau de développement humain des pays du monde. L'IDH se fonde sur trois critères majeurs : l'espérance de vie à la naissance, le niveau d'éducation, et le PIB/hab.

Carte 3. p. 21. Carte par anamorphose (cartogramme) conçue à partir de chiffres des Nations Unies qui utilise des figurés de couleur et des quadrilatères de taille variable pour montrer le poids démographique et le niveau de développement (IDH) des Etats du monde.

Des Etats développés (>0.8) Amérique du N, majorité des Etats d’Amérique du S, Europe, Russie, Turquie, Etats de la péninsule arabique, Japon et NPIA

Des Etats faiblement développés : Amérique centrale, Afrique subsaharienne, Asie du S

Des Etats moyennement développés, Afrique du N, Asie du S-E et Chine, Asie centrale.

La majorité de la population mondiale a un niveau de développement faible ou moyen.

Pour les pays du N et du S, les critères sont différents.

Pour les pays du Sud, l’accès à l’eau potable, à la nourriture et à l’éducation sont des critères déterminants. Ils représentent les conditions nécessaires au développement humain.

  • Des inégalités à toutes les échelles : l’exemple du Brésil

Le Brésil est un pays émergent (niveau de développement en hausse et croissance économique forte), vaste, peuplé (200M d’hab.), la fécondité y faiblit et le niveau de développement humain y est moyen à cause d’une production de richesse/hab. encore moyenne (12 000$).

Les inégalités de développement sont importantes à toutes les échelles. Les populations noires et les petits paysans du Nordeste ont un niveau de développement faible inférieur (0.5-0.6) à cause d’un analphabétisme élevé (>40% de la pop) et d’une espérance de vie faible (inférieure à 60 ans). A contrario, les populations souvent citadines du Sud et le Sudeste ont un IDH élevé, voire très élevé, l’analphabétisme y est peu présent (inférieur à 20%) et l’espérance de vie supérieure à 70ans. Les grandes régions agricoles du Centre ont aussi un niveau de développement élevé, contrairement aux populations du Nord, de la forêt amazonienne (Indiens).

Il existe aussi des inégalités à grande échelle. Dans les villes se côtoient les favelas à habitat illégal plus ou moins précaire et les résidences des classes sociales aisées.

  • Des objectifs pour réduire la pauvreté

Au forum du millénaire, à New York en 2000, est fixée pour 2015 une liste d’objectifs dits« du millénaire » pour le développement.

Quels objectifs répondent à des préoccupations sociales ? Réduire la pauvreté et la faim ; assurer l’éducation primaire pour tous ; promouvoir l’égalité des sexes ; améliorer la santé des mères et réduire la mortalité infantile ; combattre les pandémies…

Résultats : bilan mitigé.

Diminution de l’extrême pauvreté dans le monde = 1 être humain sur 5 dispose de moins de 1.25$/j ; le nombre de personnes sous-alimentées stagne vers 850 M de personnes ; le nombre d’enfants scolarisés augmente (90% des enfants dans le primaire), mais les inégalités restent importantes entre les régions du monde

III – Des préoccupations économiques

  • De plus en plus de richesse produite

Qu’est-ce que le PIB ? Comment a-t-il évolué depuis 1960 ? Le Produit Intérieur Brut est la quantité de richesse produite à l’intérieur d’un pays par les individus, les entreprises et les administrations. Le PIB mondial a considérablement augmenté depuis 1960, surtout dans les années 1980 et 2000 (jusqu’en 2008). Le montant de le richesse produite dans le monde a été multipliée par 7 entre 1980 et 2011 !

De plus en plus d’habitants riches et très riches, il y aurait 12 M de millionnaires et 1400 milliardaires dans le monde (2013), leur nombre a augmenté malgré la crise mondiale.

  • Mais une richesse produite inégalement répartie

Les 5 pays les plus riches représentent la moitié de la richesse produite dans le monde, les 20 plus riches 80% de la richesse mondiale ! Les pays de la Triade (Amérique du N, Europe occ., Japon et Australie) et dans les pays pétroliers de la péninsule arabique, ont un PIB et un PIB/hab. élevés, montrant la bonne productivité (ou efficacité) et la modernité de leur économie. Pour les autres, le PIB/hab. est toujours inférieur à 12000 $/hab., révélant la faible efficacité de leur économie.

La productivité est un rapport entre la richesse obtenue et les moyens mis en œuvre pour la produire.

  • Objectif : pour une croissance durable

Quels défis doivent–être relevés pour créer une croissance économique efficace et durable ?

Affronter les crises économiques, un changement brutal dans la conjoncture économique (recul de croissance économique).

Concevoir un modèle économique équitable qui répartisse la richesse produite et qui est respectueuse des travailleurs.

Concevoir un modèle de croissance qui ne repose pas seulement sur la consommation de masse de produits manufacturés et de services.

Concevoir un modèle de croissance respectueux de l’environnement : la croissance « verte ». Elle concerne les secteurs nouveaux (assainissement de l’eau, recyclage des déchets, énergies renouvelables) mais aussi les secteurs traditionnels dont l'efficacité écologique peut être améliorée (transport, agriculture et bâtiment).

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