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Extrait d'un article de Diploweb.com sur le bilan de la politique étrangère de B. Obama

11 Novembre 2016 , Rédigé par GUEDON Jean - Jacques Publié dans #Term. ES 2015

« Quel bilan faites-vous des deux mandats de B. Obama en matière de politique étrangère ?

Alexandre Andorra : (…) A l’actif, il y a évidemment le retour de 190 000 hommes d’Irak et d’Afghanistan (sur 200 000 au plus fort des conflits) ; l’absence d’une nouvelle attaque terroriste de grande ampleur sur le territoire américain ; l’accord sur le nucléaire iranien ; la signature du Trans Pacific Partnership et d’une manière générale l’approfondissement des relations économiques et militaires avec l’Inde et l’Asie du Sud-Est ; la normalisation avec Cuba et, plus largement, le réchauffement des relations avec l’Amérique latine ; une capacité à interroger la pertinence de certaines alliances historiques (Arabie Saoudite, Pakistan, Israël) etc.

 

Au passif, même si les États-Unis n’en sont pas les seuls responsables, on retiendra notamment l’échec du reset avec la Russie, l’absence d’avancée sur la menace nord-coréenne, le retrait prématuré d’Irak, l’impossibilité de se retirer d’Afghanistan, l’incapacité à responsabiliser des alliés européens et moyen-orientaux en manque d’Amérique. Cette incapacité des Européens à prendre leurs responsabilités stratégiques est d’ailleurs en grande partie responsable de l’échec post-intervention en Libye, où Français et Britanniques ont beaucoup parlé mais peu agi et investi, fournissant sur un plateau un nouveau sanctuaire aux terroristes. L’épisode de la ligne rouge (1) syrienne en 2013 mériterait une interview à lui tout seul, mais soulignons que le discours dominant nous semble un peu simpliste : il est peu probable qu’une nouvelle intervention américaine dans la même région que les précédentes, avec les mêmes dynamiques de conflits ethno-confessionnels ait pu avoir un résultat diffèrent (…).

Plus globalement, il y a une réelle compression du rôle des États-Unis dans le monde. Une compression qui s’explique en partie par le rattrapage économique (pas encore militaire) des pays émergents – en commençant par la Chine – et par la perte d’influence, de crédibilité et de volonté des États-Unis dans des régions marquées par leur imprudence militaire (Irak, Afghanistan, Libye) ».

1) : la ligne rouge à ne pas franchir pour le gouvernement syrien était l’intervention militaire occidentale si la preuve était faite de l’utilisation des armes chimiques.

http://www.diploweb.com/Obama-Trump-Clinton-quelle.html

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