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L’Amérique : puissance du Nord, affirmation du Sud (Travail élèves Term s.)

28 Mai 2015 , Rédigé par GUEDON Jean - Jacques Publié dans #Term. S

 

Une cinquantaine d’Etats et territoires dépendants, un peu moins de 30% des terres émergées et moins d’1 MM hab.

Le continent américain regroupe des Etats aux profils culturels, sociaux et économiques très contrastés. Par-delà ces différences, un processus d’intégration régionale y est en cours à différentes échelles.

En quoi les initiatives d’intégrations régionales révèlent-elles les tensions qui affectent le continent américain ?

 

1. D’importantes fractures, concurrences et tensions

 

Commentez les cartes pages 278-9 de votre livre, tableau page 280.

A – D’importants écarts de richesse et de développement

Les États-Unis et  le Canada sont les pays les plus développés d’Amérique. Ils ont en effet un Indice de Développement Humain supérieur à 0,9. Au contraire, les pays d’Amérique du Sud et Centrale ont un IDH plus faible, compris entre 0,6 et 0,8 (sauf l'Argentine et le Chili qui ont un IDH supérieur à 0,8). Peu d’Etats ont un niveau de développement faible, parmi l’île d’Haïti.

Au niveau de la richesse, l'Amérique du Nord est l'un des pôles majeurs de la Triade, leader les Etats-Unis ont le PIB nominal le plus élevé du monde (En parité de pouvoir d’achat, il serait doublé par la Chine) et un PIB/habitant supérieur à 50 000$/an. L'Amérique Latine, moins bien intégrée au commerce mondial, a un PIB/hab. par conséquent plus faible. Le Brésil s'affirme comme une puissance régionale de l'Amérique du Sud avec un PIB/hab. supérieur à 10 000$ et comme la 7ème puissance mondiale devant l’Inde et la Russie. Le Mexique est classé parmi les vingt premières puissances au monde.

 

B – Un continent instable soumis à des tensions politiques importantes

Les pays du sud du continent qui cherchent s'intégrer au commerce mondial, entrent souvent en concurrence avec l'économie américaine, ce qui crée des différents commerciaux. Par exemple le développement important de l'agriculture au Brésil et son ouverture au marché mondial entrave le commerce agricole américain. On assiste ainsi à la mise en place de deux blocs économiques régionaux en concurrence : l'ALENA au nord et le MERCOSUR au sud.

L'influence des pays développés, notamment européens, y est encore très  importante, notamment pour le contrôle des ressources du pays, comme les minerais. L'exploitation des ressources ne profitent donc pas à toute la population qui cherche à en récupérer le contrôle créant ainsi d'importantes tensions entre les entreprises et les populations.

Des tensions liées au pouvoir apparaissent aussi à l'intérieur même des pays à cause des écarts de richesses qui entraînent des inégalités sociales et une division des habitants en fonction de leur niveau de vie. Les populations en marges souhaiteraient ainsi prendre une part plus importante dans la direction des Etats. En Amérique latine, la violence politique et criminelle est importante, les taux d’homicides sont parmi les plus élevés au monde. Ce climat d’insécurité entrave le développement économique et humain.  Si la démocratie s’est propagée presque partout, son fonctionnement n’est pas parfait (violence, corruption…).

 

2. Un continent en voie d’intégration

 

A – L’intensification des flux

Cartes pages 278-9 : Quels types de flux créent cette dynamique d’intégration ?

- des flux d'IDE (investissements direct étranger), des États-Unis vers l’Amérique latine, du Brésil vers ses voisins ;

- des flux migratoires, de l’Amérique du sud, des îles caraïbes vers les États-Unis ;

- des flux touristiques, des États-Unis et du Canada vers les Caraïbes et vers les Andes ;

- des échanges commerciaux ont lieu au sein de l'ALENA, au sein du Mercosur, de matière première et produits industriels entre le sud et le nord du continent.

Cependant, cette intégration est aussi basée sur des flux négatifs, comme par exemple les flux de drogues entre le Mexique et les États-Unis.

Dossier pages 284-285 : l’interface E-U/Mexique : un espace d'intégration…. Mais aussi  de fractures

Interface : Zone de contact entre deux ensembles géographiques différents. Cette discontinuité spatiale peut générer des tensions, ou, le plus souvent, des échanges et influences réciproques.

En Mexamérique (nom donné aux États du Sud-Ouest des États-Unis), plus de 20 % des habitants des États américains frontaliers (Californie, Arizona, Nouveau-Mexique, Texas) ont une origine mexicaine. De plus, entre 1990 et 2010 ces États ont connu un accroissement de leurs populations. Les flux sont d’abord économiques. Un partenariat est établit entre les entreprises américaines et les manufactures mexicaines. Dans les villes mexicaines de la frontière, des maquiladoras concentrent ces entreprises. Etatsuniens et Mexicains traversent la frontière pour aller travailler. Ainsi, des villes jumelles traversées par la frontières sont constituées (San Diego/Tijuana, El Paso/Ciudad Juarez etc…). Mais La frontière est aussi un espace de séparation et de tensions. Elle est matérialisée par un mur maintenu en constante surveillance par la Border Patrol, afin de réduire les flux migratoires et les flux de drogues.

 

B – L’intégration régionale malgré les rivalités et tensions internationales (groupe 3)

Cartes pages 278-79 ;

Il existe de nombreuses associations politiques et économiques régionales qui régissent l'intégration régionale du continent américain. Parmi elles, L'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) est passé entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique en 1994 et instaure la libre circulation des biens. Le rapprochement du Brésil et de l'Argentine donne naissance au Mercosur (Marché commun du sud) en 1991, comptant aujourd'hui 10 pays. Cette intégration a permis le développement des échanges en Amérique du sud. Enfin, l'UNASUR (Union des nations sud-américaines), rassemblant le Mercosur et la CAN (Communauté Andine des nations) vise une intégration continue de l'Amérique du Sud.

Toutes ces institutions vont à l'inverse d'une unification nord-sud mais plutôt dans le sens d'une indépendance du Sud (échec de la Zone de Libre-Echange des Amériques, ZLEA en 2005). En effet, la présence d'autant d'organisation régionale illustre la complexité des rivalités politiques opposant les deux parties du continent. Certaines organisations ayant le même objectif, leur nombre laisse apparaître un continent divisé

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